Cartes Postales

Séjours 2016

Cartes postales séjours 2016 : Crète, Vietnam et Rome

vietnam
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Nous sommes fiers d’avoir permis ce voyage à près de deux cents personnes.
C’est bien le rôle d’un CE et en particulier du FNAS de permettre ce genre de
séjours que trop peu de monde pourrait s’offrir sans aide.
Voici quelques impressions et images envoyées par les heureux participants.

Vietnam,

Du Vietnam nous avions gardé des images de guerre, de boat-people et à vrai dire ne savions pas grand-chose de ce petit pays.
Nous avons découvert un pays magnifique.
Nous avons beaucoup aimé la baie d'Ha Long terrestre et maritime, la cité impériale de Hué, le delta du Mekong, les rizières, les paysages somptueux, les mausolées, les pagodes, les tunnels de Cu Chi...
Ce voyage riche et intense nous a aussi permis de rencontrer des gens sympathiques, de partager le temps d'une nuit (dans le train) le quotidien des Vietnamiens, même si nous avions plus de confort qu'eux. Les bruits des villes et la pollution (Hanoi, Saigon...) nous ont surpris, quel contraste avec le calme paisible des campagnes !
Grâce à notre guide nous avons appris l'histoire, pas toujours heureuse, de ce peuple, de ce pays.

Merci au FNAS pour ces moments inoubliables.

Famille Gentelet

Flashs du Vietnam
Cela fait plus de cinquante ans que ce joli nom de Saïgon est entré dans ma tête par la grâce de ma rencontre avec un écolier au début des années soixante.

Saïgon fait rêver un peu comme Saint-Louis-du-Sénégal avec cette architecture légèrement surannée de l'époque des colonies. Tiens n'est-ce pas Marguerite Duras qui sort justement de la poste centrale à quelques mètres ? Non ce doit être un mirage car il fait si chaud !

Mais Hô-Chi-Minh-Ville c'est autre chose : des hordes de deux roues pétaradantes et fumantes prêtes à bondir à chaque carrefour, une ville légèrement sale mais active, peuplée de gens sveltes et dynamiques capables de se retrancher dans des boyaux improbables pour échapper à leur ennemi comme dans les tunnels de Cu Chi.
Bon alors on joue au Mékong ? Ah non ce n'est pas un jeu mais c'est un fleuve-dragon ! Suivons-le ondulant au
milieu de superbes forêts de cocotiers plantés à même l'eau et admirons l'industrie de la noix de coco. Goûtons
-la même, en jus, en bonbons...

En un saut d'avion nous voilà dans l'Annam avec ses villes quasi impériales répondant aux jolis vocables de Hoi An ou Hué. Dans les marchés colorés et abondants les touristes jouent le rôle du gibier, mais le jeu principal reste le marchandage, c'est lui qui nous permet de nouer un lien avec la population locale à travers des sourires complices lorsque l'affaire se fait au bénéfice de chacun des protagonistes.
En arrivant vers le pont japonais de Hoi An qui sépare les quartiers japonais et chinois, je crois me retrouver un instant dans le Lotus bleu et je cherche des yeux Mitsuhirato qui s'est semble-t-il fondu dans la masse des
touristes du pays du Soleil Levant.

Le train de nuit nous emmène à présent à Hanoï où nous découvrirons enfin les tonkiki, les tonkinoises de la capitale, antre du terrible Viêt Minh. Un peu pollué Hanoï quand même, quand on la visite légèrement avachi dans un cyclo-pousse, mais si animée avec ses vieilles rues commerçantes.

Le bouquet final : la baie d'Ha Long, le joyau du Tonkin.
On a beau s'y attendre, on reste pétrifié lorsque notre embarcation pénètre doucement dans ce paysage qui
dépasse l'imagination. De gigantesques icebergs roch eux et couverts de végétation se dressent hors de l'eau et
nous dominent de toute leur masse, ils semblent être une armée qui surveille ombrageusement les nouveaux
arrivants. La nuit magique scintille des mille ampoules de toute la flotte des bateaux de touristes qui émerveillés fixent cet instant en eux pour le restant de leur vie.
Un dernier adieu aux rizières depuis nos barques qui musardent dans la baie d'Ha Long terrestre, la petite
soeur plus douce mais si attachante également et cette incroyable virtuosité pédestre des rameurs qui nous
guident sereins dans ce paysage apaisant.

Nous rentrons, plateaux repas et ciné dans les avions, temps maussade à Roissy, humeur fatiguée mais
souvenirs déjà merveilleux.

Patrice Villaumé

Athènes, séjour d'Automne 2016

Athènes
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La visite d’Épidaure, où mille ans avant Hippocrate, fondateur de la médecine moderne, Asclépios fils d’Apollon a créé un lieu de soins, est un retour aux sources du théâtre et de la médecine, indissociables pour lui comme notre guide nous l’a expliqué :
« Il est le père de la médecine psychosomatique. Pour lui, chaque anomalie du corps provient du mental ou du psychique. »
L’examen médical c’est assister à la représentation au théâtre.
C’est aussi une prévention de la maladie que d’aller au théâtre, s’exprimer, donc évacuer les toxines de notre corps. »
Ce lieu, pour être pleinement efficace, est donc obligatoirement ouvert, pour que les toxines puissent s’évacuer, et gratuit…

Pierre Andrac

Athènes est vraiment un bon choix de destination ! C’est une ville superbe !
Très bon accueil à l’hôtel, et un guide très sympa !
Super ambiance avec le « groupe FNAS ».
Merci Pierre pour ta présence enthousiaste et l’organisation !
Bref... que du bonheur !

Elvire Capezzali

Que de beaux souvenirs emmagasinés !

Nous avons visité cette capitale en compagnie de notre guide emblématique Théo.

Celui-ci nous a fait découvrir sa ville natale avec son histoire et son avis personnel de la façon la plus agréable qui soit. La visite de l’Acropole, avec la guide Catharina, nous a transportés au temps de la mythologie.
Nous avons été fascinés par les histoires de Zeus et de sa fille Athéna en passant par le dieu Poséidon avec son trident planté dans le temple. Nous avons visité le musée de l’Acropole qui nous a permis de comprendre comment et pourquoi le Parthénon avait été pillé durant toutes les périodes de l’Histoire grecque. Nous avons pu manger quelques spécialités, salade de fêta avec le fameux ouzo, apéritif à base d’anis.

Quel plaisir de se balader dans le fameux marché aux puces proche de la place de Monasteraki et dans les dédales du quartier Plata avec ses glaces à déguster à tous les coins de rues. L’apothéose fut ce repas organisé dans le restaurant fétiche de Théo avec ses danseurs grecs sautant au son de la mandoline.

Le dernier jour a été consacré pour nous à la visite de l’île d’Hydra que nous avons rejointe avec un bateau catamaran. Nous avons pu découvrir une île pleine de charme et qui a gardé toute sa beauté naturelle. Nous garderons un souvenir inoubliable de ce voyage au pays des Grecs.

Marie Buron

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Séjours 2015

Cartes postales séjours 2015 : Arménie, Sicile et Rome

Irlande sud
Irlande sud

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'Arménie,

La connaissance que nous avions de cette nation, c’était bien sûr le génocide et également des souvenirs nous ramenant plus de trente ans en arrière lorsque nous vivions à Villeurbanne et que nous avions pour voisins de palier un couple d’Arméniens récemment arrivé en France. Des gens charmants qui nous racontaient leur départ vingt ans plus tôt pour ce pays, alors république soviétique, qu’ils croyaient reconstruire et dont ils avaient mis si longtemps pour en repartir. Il leur a fallu des années de démarche auprès des autorités et des voyages à Moscou pour obtenir leur visa de sortie.

Notre première impression en arrivant à Erevan, c’est une ville moderne, belle, avec de grands centres d’intérêt culturel, la Galerie nationale d’Art avec de magnifiques et célèbres pièces, le musée d’histoire où nous avons vu la plus
vieille chaussure du monde, des chars funéraires, des bijoux anciens, des tapis aux motifs variés dont chacun a un sens... Tout ça pour nous rappeler que cette nation est située là où notre humanité s’est développée.

Il y a le mont Ararat, il est beau, sublime, il s’élève droit dans le ciel d’Erevan avec ses neiges éternelles. Cela nous a fait penser aux pyramides et leurs pyramidions que l’Égypte ancienne construisait pour rejoindre le ciel.

À l’extérieur d’Erevan en banlieue et dans les campagnes, l’habitat construit à l’époque communiste est triste, délabré, et nous semble peu confortable. Les routes sont très mal entretenues et souffrent également des séquelles du
tremblement de terre de 1989. Nous nous souvenons alors de nos anciens voisins qui nous disaient « là-bas c’est triste et rien n’est beau, quand nos amis qui sont restés nous envoient des cartes nous les lisons et nous les déchirons immédiatement... »

Fort heureusement il y a de très beaux monuments, des monastères du début de la chrétienté et leurs pierres tombales les khatchkars. Ce sont des pierres si finement ciselées que l’on pourrait penser à de la dentelle. Nous sommes
allés dans un cimetière pour en admirer et là, au milieu de toutes ces stèles magnifiques, des femmes du village vendaient des bonnets, des chaussons, des gants... qu’elles avaient tricotés. Quelqu’un du groupe me dit « tu pourrais
acheter des chaussons pour un éventuel petit-enfant... ». Et là, souvenir, mes enfants ont tous les trois eu les pieds tenus au chaud par des chaussons tricotés par une Arménienne, notre chère voisine...

Nous avons aussi fait la rencontre d’une équipe théâtrale qui monte actuellement une pièce dont l’histoire raconte les souvenirs d’une femme qui a quitté l’Égypte dans les année 1950 pour cette « nouvelle » Arménie.
Émotions, souvenir ! Flore notre voisine était égyptienne !

Nous avons vraiment fait un beau voyage, nous avons découvert un pays, sa vie, son histoire mouvementée, sa géopolitique compliquée avec un guide érudit et passionnant. Et surtout nous avons ajouté des souvenirs à nos anciens souvenirs ravivés par les découvertes et rencontres faites lors de notre séjour en Arménie...

Ah pardon, nous avons failli oublier : nous avons très très bien mangé, surtout Gérard, la balance l’a confirmé à notre retour.

Isabelle et Gérard

La Sicile

Sicile

En à peine vingt heures : tram, train, hôtel et enfin vol destination l’aéroport de Palerme. Il est huit heures, il nous reste encore quelques minutes de bus avant d’arriver à l’hôtel situé
au bord de la mer Tyrrhénienne. À l’arrivée, je suis aussi excitée que fatiguée, j’attends ma chambre avec impatience, l’équipe du Florio et de Touristra ne résistent pas longtemps à mes quenottes que mes sourires enthousiastes laissent entrevoir... Après un petit dodo, mes parents s’en mettent plein la panse au restaurant de l’hôtel qu’ils semblent d’ailleurs avoir fort apprécié, puisque durant le reste de la semaine, ils étaient plutôt impatients de me coucher pour rejoindre les autres « fnassiens » et trinquer à volonté... Effectivement dans le monde du
spectacle, permanents et intermittents riment avec bons vivants, mais pas seulement : cette bande de joyeux personnages avait toujours une attention à mon égard et c’est ainsi que rapidement je devins la mascotte de cette semaine inoubliable !

Merci à tous !!!

Thais et ses parents, Florian Fourmy et Stéphanie Landais


Rome, séjour d'Automne 2015

Irlande sud
Irlande sud

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’air même a changé, vous entrez dans un autre monde, une autre atmosphère ; le sol cahoteux, les poubelles disparaissent, vous êtes dans une autre couleur. Le temps est en suspens. Le pont qui mène au château Saint-Ange vous emporte. Rome alors vous accueille, un peu abandonnée, le brin d’herbe croissant
sur le bord du trottoir.
Impossible de tout voir, de tout goûter. Obligée de pratiquer une navigation qui oscille du hasard à la sélection drastique.
Le Panthéon, la basilique Saint-Pierre, et puis on se balade dans les rues d’un quartier branché. On passe devant le Caffè Gréco, il ne faut pas songer y entrer, il y a la queue. On chemine le long d’une rue aux boutiques de luxe, Villa Borghese, Palazzo Spada, Palazzo Doria Pamphili… Dans une chapelle de Santa Maria del Popolo, on est agglutiné entre deux tableaux du Caravage, personne ne parle, tous reçoivent les oeuvres en pleine face.
Après deux jours de visite, le syndrome de Stendhal me menace, je suis estomaquée de ce que je vois.

Samedi, c’est Hallowen, dans les rues les enfants se baladent costumés et ravis, ils se rassemblent sur les piazze, s’observent, se montrent et se découvrent.
Dimanche, tout le monde est dans la rue, ça se promène, ça parle, ça rit, un monde fou baguenaude. On poursuit notre exploration. La taille des bâtiments, le grandiose des architectures, la magnificence des décorations, la profusion des ors, tout exprime la puissance, le pouvoir, la domination.
Rome dans l’Antiquité a voulu dominer le monde, l’Église a poursuivi cette ambition. Tout a été conçu pour impressionner, imposer. Je ne compte pas le nombre d’Holopherne décapité, de Suzanne maltraitées (!!) par les vieillards, de têtes de Goliath sanguinolantes, de crucifixions et de descentes de croix, de corps martyrisés. Sublimation de la douleur, du supplice, du martyre. Sublimation du pouvoir, de la domination, de la puissance ! Et sur un pilastre du pont de Saint-Ange l’image d’Ernest Pignon-Ernest : Pasolini transportant le corps mort de Pasolini.

Françoise Bénéjam

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Séjours 2014

Cartes postales séjours 2014 : Irlande du Sud et Riga

Irlande sud
Irlande sud

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’était un voyage de découverte de l’Irlande, pas assez des Irlandais, même si quelques uns d’entre nous, en poussant la porte de l’un ou l’autre pub, ont pu faire quelques belles rencontres.
Cette fois, la rencontre a surtout été celle de ces voyageurs du FNAS entre eux, entre les habitués et les nouveaux, les jeunes et les plus expérimentés, le nouveau délégué général et la partie accompagnement de son travail.

Je suis content de ce tour et il me semble bien que je ne suis pas le seul, nous avons eu un tel beau temps qu’au lieu de vouloir vite nous mettre à l’abri dans le car, nous rêvions de flâner longuement dans les jardins, sous les arbres des parcs, sur le sommet des falaises, dans les rues des villes et des villages.
Le programme un peu trop chargé nous a donné envie d’y revenir et les heures de car ont permis de nouer quelques nouvelles amitiés.

Bises à toutes et tous avec une pensée spéciale pour Sylvie et François.


Pierre Andrac

Riga, voyage d'Automne 2014

Riga

Cette destination « moins courante » que les autres nous a permis de découvrir une belle capitale avec ses rues étroites, ses maisons de charme, ainsi que l’architecture Art Nouveau qui personnalise vraiment certains quartiers de Riga.

Nous avons visité la ville bien sûr, avec Anita notre guide, qui dans un français parfait nous a fait découvrir la place du Dôme avec sa cathédrale, l’église Saint-Pierre, la Maison des têtes noires ou encore les jardins de Riga.
Certains d’entre nous ont assisté à un concert d’orgue (sur l’une des plus grandes orgues du monde !!!) et ont visité le musée d’art décoratif.

Oui, le soleil se couche tôt et il fait plus froid que chez nous mais nous avons pris le train pour aller admirer les superbes plages de la mer baltique et nous nous sommes réchauffés au retour avec un baume de Riga (boisson alcoolisée de Lettonie).

Merci au FNAS de nous avoir proposé cette destination et à tous et à toutes de la bonne ambiance pendant ce séjour.

À refaire bien sûr !!!!

Carole Génetier

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Stockholm et Mexique

Cartes postales séjours 2013 : Stockholm et Mexique

Repas sucré

Stockholm, automne 2013

Qui a dit que la cuisine suédoise est constituée principalement de pommes de terre, de légumes-racines, de viande, de poissons, nous on peut vous affirmer que nous avons été très agréablement surpris par leurs pâtisseries diverses et succulentes, découvertes grâce à notre premier séjour organisé par le Fnas. Tout s'est très bien déroulé, merci à bientôt pour de nouvelles aventures.

Cathy et Laurent Macis

Stockholm

À priori, une destination moins courante que les voyages « AU SOLEIL », et pourtant... quelle découverte! Quelle ville superbe et attachante, VENISE NORDIQUE au plein sens du terme, colorée, chaude et vivante.
Une ville sur l’eau ou chaque pas vous fait passer sur un pont, où chaque chemin mène à la nature brute de tous les bois et parcs, un grand sentiment d’espace où l’air est pur et vivifiant…

Mais aussi une ville jeune, dynamique, cosmopolite où on se sent en confiance, où la vie nocturne est riche et joyeuse… Peu importe si le soleil se couche tôt, la chaleur est partout, la vie est partout… Mais aussi une très grande richesse culturelle, tant de lieux et de musées, tant de choses à voir, à découvrir….
Le VASAMUSEET, tout simplement ahurissant, une épave intacte d’un galion du XVIIe siècle totalement et magnifiquement conservée (unique au monde), la vieille ville très riche de la vie passée, SKANSEN, toute la Suède ancestrale et vivante sous vos yeux, les excursions en bateau dans l’archipel, l’Hôtel de ville, ouvert aux visites, magnifique, grandiose avec l’immense salle des prix Nobel et la Salle dorée, couverte intégralement de mosaïques d’or et de verre : époustouflant ! La liste n’est pas exhaustive, chacun y puisera et trouvera ce qu’il cherche.

Ce voyage organisé, on dira plutôt préparé car il laisse beaucoup de liberté individuelle, et parfaitement orchestré par le FNAS. Son accompagnateur, toujours disponible et professionnel, aidé par la représentante de l’agence « CAP AU SOLEIL », donne une saveur particulière, un avant-goût d’autres univers à venir… Merci à tous et toutes.

Jean et Martine SOUYRIS

Mexique,

circuit Yucatán printemps 2013
Mexique conteur
Mexique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est 12 h 30 et nous arrivons très concentrés au point de rendez-vous à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle pour l’embarquement.
Dix heures d’avion mais ça ne fait rien, on est content, on rêve déjà...


Mexique photos

Samedi 20
Vers 11 heures nous prenons le bus pour aller nous baigner dans un cenote sorte de gouffre ou grotte contenant de l’eau douce.
Valentine, notre guide, nous explique que ce cenote est tenu par une coopérative de familles de la communauté Maya. Dans ces eaux pures vivent de gros poissons-chats. Dans les rochers logent
des chauve-souris, des hirondelles et des oiseaux « mot-mot » encore appelés « toh » en maya. Ici pas de crème solaire et douche obligatoire afin de protéger le cenote...

... Nous arrivons à Chichén Itzá, un guide francophone nous annonce avec fierté qu’il est Maya et partage avec nous quelques expressions dans sa langue.

Le site est majestueux, impressionnant, grandiose mais terriblement touristique avec des artisans-commerçants installés dans les passages entre les différentes aires de visites.


Lundi 22
Nos bateaux fendent les eaux du lagon, le vent nous décoiffe et nous cloue le bec, la vue qui s’étend sur la mer est superbe et nous guettons les habitants de ces lieux.

Nous apercevons entre autre un aigle pêcheur, un alligator, un nid de termites, des frégates, des
pélicans et enfin pour couronner le tout des centaines de flamants roses qui décollent avec la précision et la discipline d’une patrouille d’avions de chasse.
Pour finir cette belle visite nous allons sur une plage protégée où nous nous baignons dans des eaux turquoise et limpides, puis nous prenons un repas dans un adorable petit restaurant de pêcheurs.


Mercredi 24
Nous partons pour le site Ek’Balam, qui était autrefois un grand centre religieux et politique Maya. Nous arrivons sur le site vers 8 heures, des chants d’oiseaux nous accueillent à l’entrée du site qui se situe en pleine forêt et semble vivre en symbiose parfaite avec la nature. Accompagnés d’un guide Maya francophone nous découvrons, médusés, le temple tout blanc orné de sculptures. Nous pouvons monter tout en haut de la pyramide pour admirer la grandeur du site dont de nombreux bâtiments ne sont toujours pas explorés et demeurent recouverts de terre. Ce site a été découvert récemment, les travaux archéologiques ont commencé en 1997 et sont toujours en cours.

Samedi 27
Nous entrons dans le site de Tulum en franchissant une petite ouverture dans la muraille. Sur le chemin nous découvrons différentes bâtisses plus ou moins richement sculptées. Sur le site il y a aussi de belles plantations où priment les bougainvilliers avec des fleurs en cascades. Nous côtoyons les habitants faussement paisibles de ces lieux – les iguanes. Bien engagés dans le site, nous somme attirés par le monument le plus élevé que nous décidons d’approcher. En le contournant par l’arrière nous nous retrouvons face à face avec l’océan qui s’étend en bas de la falaise sur laquelle le site a été construit. L’eau de la mer est turquoise, la vue est à couper le souffle, en bas sur la plage les vacanciers se baignent ravis. Après la visite nous allons manger dans un petit resto dont le sol est entièrement recouvert de sable blanc et doux, c’est à la fois reposant et rafraîchissant. Un groupe de treize personnes dont nous faisons partie a choisi de quitter la table peu de temps après car nous allons à la plage d’Akumal pour nager et admirer les tortues marines, le reste du groupe restant à la plage de Tulum. Les tortues et le corail s’avèrent magnifiques à observer mais l’expédition nous parait trop courte. Plus tard nous profitons un petit moment de la plage à l’ombre des palmiers, ce qui est très agréable.

Maria Tercjak avec la collaboration de Patrice Villaumé

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Italie, Grèce et Madrid

Cartes postales séjours 2012 : Italie, Grèce et Madrid

L’Italie,
Confessions d'un Emiliano Romagnolo
Bologne

L’idée du voyage en Romagne a commencé à germer il y a deux ans autour d’une table et, naturellement, ce ne pouvait pas être autrement.
Entre une assiette de pâtes et quelques… verres de vin français, entre une anecdote et une autre, on a commencé à penser que c’était une belle idée que d’emmener les copains du FNAS dans les terres qui,
bien que généralement « mythifiées » - la patrie de Fellini, de la Ferrari, la Région Rouge par tradition - sont en réalité très peu visitées et peu connues, à part Rimini, la « Riviera » de Romagne.

Il a fallu bien des dîners pour synthétiser toutes les propositions et suggestions que l’on m’avait faites et concrétiser un projet de voyage.
Je confesse maintenant une chose : je n’ai pas imaginé ce voyage pour vous… mais bien pour moi !

J’ai « profité » du FNAS pour vous emmener en voyage au travers de ma mémoire et de mes passions. La splendide Bologne avec ses arcades et sa poésie, c’est la Bologne de mes vingt ans à l’université. Faenza (en français Faïence), c’est ma passion pour l’art de la céramique et de la musique indépendante. Forlimpopoli, c’est la ville où j’ai grandi, où j’ai appris le « métier » de la musique populaire et où j’ai développé ma passion pour la bonne cuisine. Bertinoro, avec sa Société ouvrière de secours mutuel et ses caves à vin, représente ma passion pour le vin et une certaine façon de penser la politique.
Ravenne, qui fut la capitale de l’Empire romain, c’est pour l’Histoire, tout comme San Leo. Cesenatico, Ferrare
et surtout Venise… ce sont les destinations des Romagnoli, les habitants de la Romagne qui, de temps en
temps, savent et veulent être romantiques.

En somme, je le maintiens, j’ai profité de vous ; je ne le regrette pas, car je suis profondément convaincu que
vivre sa propre terre et ses propres passions c’est bien, mais savoir les partager c’est mieux. Ce voyage a été
une tentative - que j’espère réussie - de partage de ma terre et de mes passions ; j’ose imaginer que ce qui a
été vu, fait, respiré, mangé… est resté profondément ancré dans l’âme des participants, en leur donnant l’envie
de raconter… et de revenir.
Il y a tellement à découvrir encore de cette terre, qui vous attend les bras ouverts, moi y compris.

Un Romagnolo non repenti,
Marco Bartolini (traduit de l’italien par Andrea Pulga).

Italie photos
Faenza, la rencontre du 16 avril 2012

Nous avons fait la connaissance à cette occasion des représentants des réalités culturelles « indépendantes » italiennes, plus particulièrement des « Musiques nouvelles » (actuelles). Un tour d’horizon nous a permis de constater l’existence de systèmes de financement similaires
aux français, mais dont les bénéficiaires sont principalement toujours les mêmes, ne concédant aucune opportunité à la création.
A titre d’exemple, pour la musique, les fonds nationaux vont au bénéfice des orchestres lyriques (de l’ordre de 75 %) ; il en est de même en faveur des « théâtres stables » (équivalent des théâtres nationaux).
Le restant est attribué à ceux qui étaient déjà connus les
années précédentes, ce qui ne laisse aucune place aux
émergeants.
D’où la nécessité, pour les « petits », de s’organiser au travers de « réalités alternatives », c’est-à-dire des réseaux
interprofessionnels qui font appel aux financements
locaux, par l’intermédiaire de projets spécifiques (festivals,
concerts, « foires »…) qui sont bien évidemment soumis à l’incertitude quant à leur pérennité.
En ce qui concerne le volet social, la situation italienne
est bien plus « noire » pour les artistes. En effet, même
si tout le monde est soumis aux prélèvements destinés à
la prévoyance, seuls les travailleurs pouvant justifier d’un
nombre assez élevé de « cachets » en bénéficient. D’où
un système qui incite à la fraude, car, en définitive, ce sont
principalement les salariés des réalités structurées (les
orchestres et les théâtres cités plus haut), les seuls en mesure de remplir ces conditions.
Fondamentalement, la présomption de salariat pour les artistes n’existe pas en Italie. Par conséquent, pas d’indemnisation chômage non plus. Le concept d’intermittence est certes accepté, mais pas reconnu. L’absence d’un véritable ministère de la Culture (en Italie il s’appelle « Biens culturels » et englobe aussi le patrimoine historique et architectural) et l’existence d’une convention collective (Contratto nazionale) qui ne concerne que très peu de salariés, sont à la fois à l’origine et le résultat d’une situation très en-deçà de celle connue en France.
En conclusion, à l’heure actuelle, seules les instances syndicales internationales (Euro-MEI par exemple) semblent être la solution possible pour une amélioration des conditions des travailleurs du spectacle en Italie, car les syndicats de ce secteur sont très peu représentatifs, pour ne pas dire quasi inexistants, dans la péninsule.
Petite note personnelle en post-scriptum : ayant travaillé en Italie (à Bologne) dans les années 78-84, dans le domaine du cinéma « Art et essai » (les cinéclubs étaient florissants en 80-81 et 82), je peux affirmer que la responsabilité de cette structure « élitiste » dans la culture italienne revient aux gouvernements successifs de l’époque (y compris celui de centre-gauche) qui n’ont jamais voté les lois nécessaires à la « structuration » de la branche, et ont ainsi laissé, entre autre, les coudées franches notamment à Berlusconi, responsable à mon sens de la spectaculaire répression culturelle en Italie.

Andrea Pulga
Grèce photos
La Grèce


Le 6 mai, on vote partout.

On parle aussi beaucoup d’élections en ces temps, en France comme en Grèce, avec comme corollaire, des meetings, des défilés, des manifestations.
Aube dorée, quel joli nom, dommage qu’il cache une si vilaine chose : c’est en effet la traduction de Chryssi Avghi, le parti d’extrême droite qui bouleverse la Grèce.
Le premier mai, nous avons voulu nous joindre aux Grecs pour défiler.
Manque de chance, il n’y a qu’à Athènes que sont organisées des manifestations, et nous étions encore à cette date à Sélianitika, notre lieu de villégiature.
Mais le premier mai c’est aussi la fête du printemps et des fleurs en Grèce, et les maisons sont ornées de couronnes de fleurs.


Epidaure, comme une petite chanson…

Quand on travaille dans un théâtre, Epidaure demeure une référence majeure, voire la référence.
Notre visite à Epidaure fut donc vécue un peu comme un pèlerinage, presque religieusement, les
théâtres étant toujours proches d’un lieu de culte.
Malgré la foule ce jour-là, ce théâtre est absolument magique, immense, et si petit dans son cadre de collines.
Bien sûr, 14 000 places, ce n’est pas une jauge de scène nationale.
La crise ! Quelle crise ?
La crise en Grèce et pas en France ?
Plan de rigueur, austérité, faillite de l’Etat...
Mais quel attrait pour la Grèce subsiste-t-il aujourd’hui ?
Et le FNAS nous a emmenés en Grèce, comme déjà en Tunisie, en Italie, et en Espagne, tous ces pays « en difficulté ».
Alors, comment appréhender le séjour dans ce pays de ruines ?
Il est illusoire de prétendre découvrir la Grèce en une semaine.
Au-delà de la carte postale typique, la Grèce en bleu et blanc, ses îles, ses barques et ses chats, il y a la première évidence en quittant l’aéroport, des autoroutes à moitié construites et à
moitié abandonnées, signe que tout ne va pas pour le mieux.
C’est donc une autre facette de la Grèce que nous découvrons : la situation actuelle qui se greffe sur l’histoire et la culture de ce pays, dense et riche, qui nous éclaire toujours aujourd’hui,
le berceau de la démocratie, de notre civilisation occidentale, son rayonnement intellectuel : merci Socrate et ses disciples, merci à Dionysos qui, avant d’être un groupe de rock, a opéré
un glissement de la religion vers le théâtre.
Un séjour en liberté dans un pays sous haute surveillance, cela résonne bizarrement…
En liberté, alors chacun son voyage, chacun à son rythme, chacun sa carte postale…

Michel Pezaud

L'Espagne,
Dans le tourbillon de Madrid
Madrid
Madrid

"Partis à la découverte de Madrid, à la période de la Toussaint, nous n'avons ni entendu ni perçu la clameur des Indignés qui emplit fortement l'Espagne ces jours-ci.
Seule la présence permanente et ostensible (mais pas agressive) de la police aux endroits stratégiques de la capitale
pouvait rappeler aux touristes la fragilité du climat social espagnol.
A la Puerta del Sol, on croise marchands du temple, prédicateurs de tout poil, jeunes, vieux, touristes, Espagnols en nombre...
Le reste relève de la perception aléatoire.
En touristes curieux et sans doute pressés, nous avons battu le pavé aux quatre coins du vieux Madrid. Une ville foisonnante dont le coeur bat à cent à l’heure, cité bouillonnante, un brin agitée et attachante.
En voici ci-dessus quelques étapes. Au hasard..."

Hélène Rietsch

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Bruxelles, Irlande et Tunisie

Cartes postales séjours 2011 : Bruxelles, Irlande et Tunisie

Bruxelles
Ce dimanche 23 octobre, nous avons décidé de visiter la Basilique de Bruxelles. Il est environ 16 heures et nous arrivons pendant une messe. Et là, oh surprise, la messe est célébrée par l’évêque de Kinshasa.
Les femmes sont habillées en tenue traditionnelle congolaise. La chorale est accompagnée par des instruments africains. C’est magique !
Et nous gardons un souvenir émouvant de cette célébration.

Annette et Chantal
Ça décoiffe !
Bruxelles
À Bruxelles, dans l’une des boutiques du Boulevard Anspach, ils ont vraiment de drôles de têtes. Des têtes de bois vieilles de plus de 50 ans sur lesquelles reposent une bonne centaine de perruques.

Nous sommes dans un magasin de déguisements, une affaire de famille transmise au fil des générations. Il y a des blondeurs nordiques, des noirceurs exotiques, des mauves psychédéliques. Un juge anglais côtoie un surfeur californien. Marie-Antoinette est la voisine d’Amy Winehouse et de Fifi Brindacier.

C’est bien ça Bruxelles, une capitale tranquille où se côtoient toutes les époques, toutes les cultures et toutes les origines. Avec ou sans gouvernement à leur tête, les Bruxellois gardent le sens de l’humour. Et peut-être une petite lueur dans l’oeil…

Valérie Beaupré

Souvenir, souvenir
L’atomium m’a interpelée dès que le guide nous a emmenés sur le toit d’un centre commercial !!
(haut lieu de point de vue sur Bruxelles et ce plat pays).
Cette construction éphémère qui dure toujours, reçoit des milliers de visiteurs.
C’est la tour Eiffel de Bruxelles. J’y suis allée et j’ai pensé à l’année 1958.
J’avais huit ans et j’étais trop jeune pour savoir que des manifestations comme celles-ci existaient.
Une exposition universelle c’est bien, maintenant je sais à quoi cela sert…

Martine Thomas

Bruxelles
En attendant le 51

Être ou ne pas être sur le bon quai...
Le groupe au grand complet arrive sur le quai du tramway 51. Mais une question se pose : sommes-nous dans le bon sens ?

Le bon sens l'emporte. La troupe reste groupée autour de son berger. Nous ne nous engouffrons pas dans le premier 51 qui passe, des fois que nous ne soyons pas dans la bonne direction... D'un quai à l'autre nous interrogeons des autochtones qui nous confirment que nous aurions pu prendre ce fameux 51-là.

Qu'importe, nous emprunterons le prochain... mais un bon nombre d'autres métros passent sur cette voie... jamais de 51. A chaque passage le groupe exprime bruyamment son désappointement au grand étonnement des voyageurs entassés dans les wagons.
Après une bonne demi heure le 51 arrive enfin ; le groupe hurle sa joie et applaudit le conducteur qui n'a jamais connu une telle ovation, sais-tu !?

Norbert Furhmann


Bruxelles, ville des paradoxes
Bruxelles
Le 22 octobre je pars de Montpellier en train afin de rejoindre le groupe à Paris, Gare du Nord. Arrivée à la Gare de Lyon, bien que je dispose de presque une heure de temps je stresse déjà pour retrouver la liaison correspondante entre les deux gares.
Les Parisiens passent à côté de moi comme des lances pour rejoindre leurs buts respectifs, j’essaie d’en faire autant en suivant le fléchage du RER D. Malgré l’empressement général je me risque à adresser une question à une dame qui a l’air tout aussi pressé que les autres mais qui à mon grand étonnement mêlé de soulagement me rassure en me confirmant que le RER que j’avais emprunté en suivant la foule m’amènerait bien à bon port. Ouf, je suis dans le rythme.
Arrivée à la Gare du Nord le froid me transperce. Je fais connaissance avec le groupe avec qui je passerai trois jours. Des femmes et des hommes plutôt en couples mais il y a aussi quelques personnes célibataires dont Sonya avec laquelle je vais partager une chambre. Nous travaillons tous dans la culture, ou presque, et il y a des comédiens, des techniciens, des fonctionnaires et même deux lycéens. Nous prenons le train pour Bruxelles à midi. Pendant le trajet, Michel, notre accompagnateur représentant le FNAS, nous fait un topo général sur l’organisation du séjour.
Dès notre arrivée sur place nous avons au programme une visite du centre de Bruxelles.
Et le soir nous mangeons tous ensemble le traditionnel plat bruxellois constitué de moules et de frites.

Nous sommes à Bruxelles, et cette fois je me laisse guider dans le métro. En même temps j’ai l’impression que la bobine du film, dont je fais partie intégrante, a ralentie. Cela me va très bien, fini le stress matinal. Plus tard en me promenant dans cette magnifique ville je me conforte dans l’idée que les Bruxellois, tout en étant affairés dans leur quotidien d’une capitale européenne, savent garder une retenue dans leurs gestes qu’on peut apparenter à une discrète dignité : ville de hauts fonctionnaires européens oblige.
C’est le premier d’une longue liste des charmants paradoxes que je décèle. Je sais déjà que j’adore Bruxelles. J’apprends entre autres que les couches populaires logent plutôt au centre ville alors que les riches s’exilent vers la périphérie ; que les bruxellois revendiquent leur histoire flamande tout en restant attachés à l’unité de la Belgique.

L’hôtel dans lequel nous logeons est très confortable – quelle joie enfantine de plonger dans un lit de deux mètres sur deux rien que pour moi toute seule ! Le lendemain matin la vue de la chambre sur les tours de Bruxelles se détachant sur le ciel orange – rose – bleu marine à sept heures du matin me plonge dans un état de douce méditation. Seule la couleur pale du néon de « Dexia » comme appelant à l’aide et tranchant du côté droit de la fenêtre, perturbe cet instant de velours presque parfait.

A la table du soir Michel invite un ami, metteur en scène français d’origine polonaise qui habite depuis une vingtaine d’années à Bruxelles et qui après le repas nous guide pour une charmante visite nocturne des lieux branchés. J’apprends aussi qu’à Bruxelles existe un quartier où on trouve des magasins avec des produits polonais et cette année en particulier dans toute la ville il y a une profusion d’artistes polonais programmés à l’occasion de la présidence de l’Europe par la Pologne.
Le jour suivant je n’ai pas le temps d’aller voir ces magasins polonais comme je me l’étais promis et je n’arrive pas à dénicher d’exposants polonais – les dates de présentation des divers événements bien qu’en effet très nombreux ne correspondent pas à mon séjour. Décidément je devrai y revenir pour me rattraper la prochaine fois !
En revanche je me console en visitant le musée Magritte où je me laisse absorber pendant quatre heures par l’envoûtant univers de ce grand artiste. Le troisième jour, dans mon périple à travers la ville je rencontre un peu partout des travailleurs polonais. L’après-midi, une rencontre organisée par le FNAS avec trois femmes syndicalistes européennes me fait comprendre que bien que la Pologne fournisse une main d’œuvre abondante dans toute l’Europe, curieusement le syndicalisme polonais est quasi inexistant.

De Bruxelles je garde en mémoire la langue flamande qui m’est apparue comme une vraie richesse de cette ville, peut-être un peu à l’instar de la langue d’Oc en Languedoc-Roussillon, ma région, où j’habite et travaille actuellement. Je me sentais bien dans cette ville – bouillon de cultures où les Flamands et les Francophones cohabitent ensemble avec un tas d’autres nationalités, et où se mélangent l’élégance d’une grande capitale avec le style de vie d’une ville à taille humaine.
J’aimais beaucoup les taxis noirs avec leurs bandes orange, les dessins disséminés sur les bâtiments dans toute la ville, les chics magasins de mode et les vieux tramways. A plusieurs reprises j’ai goûté leur bière dans des bars et cafés qui rivalisent d’ambiance et de caractère et où j’ai trinqué à la santé des Bruxellois ! Le jour du départ j’ai acheté des pralines Neuhaus pour les faire fondre dans une tasse de lait chaud et les boire accompagnés du délicieux pain à la grecque une fois rentrée à Montpellier.

Maria Tercjak

C'est l'histoire d'un mec... non. C'est l'histoire de trois mecs... non.
C'est l'histoire de nous trois, touristes venus de France en goguette à Bruxelles avec le FNAS… dans les musées, dans les rues on marche, on marche et à un moment on a trop mal aux pieds, on décide de prendre un bus qui nous ramènera au centre ville, place de la Bourse...

Premier bus qui s'arrête, Sonia demande au chauffeur vous allez à la Bourse ? Oui, répond-il.
Nous voilà tous trois montés et assis dans le bus, on oublie de composter, on tchatche, éclats de voix et rires… tout en r'luquant furtivement à chaque arrêt, le nom de la station... difficile, car ça balance pas mal à Bruxelles, le chauffeur y va fort en conduite, vitesse et coups de frein, secousse brutale, bref on roule, roule, quand soudain Norbert s'écrie mais regardez, nous voilà revenus au point de départ du bus tout à l'heure!!

Oui, c'est vrai on a fait un tour complet de la ville. Irène dit vite, on s'est planté, descendons du bus et reprenons le dans l'autre sens, c'est logique !!!
On traverse prestement, on trouve la station sur le trottoir d'en face, et nous voilà repartis dans l' autre sens (sans jamais composter le ticket..!) dans le bus Sonia cause avec les gens, leur demande, certains savent, d'autres pas ce que nous devons faire, divers conseils se mélangent etc, mais voilà qu'en roulant, après un certain moment, on repasse une 2ème fois devant la station du premier départ, dans le sens identique, on a fait un 2ème tour complet de la ville !

Cette fois, un passager très aimable nous explique vous n'êtes pas dans le bon sens du circuit, il vous faut reprendre ce bus à la prochaine station située sur le trottoir d'en face, dans l'autre sens et descendre à l'arrêt BOURSE !!!
On riait des histoires belges mais celles des français en Belgique ne sont pas mal non plus ? On n’a toujours pas compris, mais finalement arrivés à BOURSE par ce troisième circuit, on avait tous les trois légèrement le tournis, et les 3 voyages furent entièrement gratuits ….
Sympa les belges ? NON ? !!!!!.......
Irène Fuhrmann

Cartes postales d'Irlande

Bien sûr je pourrais vous décrire la beauté exceptionnelle du Connemara, bien sûr je pourrais vous surprendre en vous décrivant la plage de corail, si si, en Irlande y en a !
Vous faire saliver avec le saumon fumé, les bières en tout genre et le fameux Bushmills 12 ans d’âge (whiskey) !
Vous dire que nous avons eu un super beau temps, et même chaud, très chaud !

Mais qu’est-ce qu’un voyage ? Qu’en attend-on ! Allons-nous seulement voir des cartes postales grandeur nature ? Allons-nous (même si ce n’est pas négligeable) chercher bon gite et bon couvert ? Les vacances sont-elles synonymes de la vacance ? Ou, voyage-t-on pour frotter et limer sa cervelle contre celle d’autrui ? [Montaigne]
Découvrir un pays, n’est-ce pas rencontrer ceux qui le vivent, le font et le peuplent, en comprendre sa singularité à travers l’histoire qui l’a construit et qui en affirme l’identité ? Identité que seul son peuple peut incarner.

Lors de ce séjour, une rencontre avec des organisations professionnelles
(syndicats d'artistes et fédérations du spectacle) a été organisée.
En voici l'enregistrement :

Irlande murs
Irlande murs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Acte 1 – Les émissaires de paix
« Malgré les accords signés en 1998, l’Irlande du nord n’est pas un pays en paix, mais en processus de paix ». Ainsi commence le récit de Tommy et Catherine.
Tommy SANDS, est chanteur et musicien, militant pour la paix bien au-delà des deux communautés, protestante et catholique. Catherine, son épouse française, elle aussi militante pour la paix, parcourt le monde partout où elle est menacée.
Ils nous expliquent que les pays où cette paix n’existe pas, échangent constamment, dernier exemple en date : la venue de palestiniens et d’israéliens pour étudier et observer le processus de paix irlandais. Ils précisent que le leurre médiatique (et politique) d’un conflit religieux, cache en réalité une situation colonialiste et de lutte des classes. C’est tout au long d’un concert (rien que pour nous, participants des 2e et 3e groupes) que nos émissaires pour la paix nous dévoileront l’histoire du peuple irlandais.
Acte 2 – Belfast
Éveillés à l’histoire et à la situation géo politique, telle Berlin du temps de la guerre froide, telle la Palestine aujourd’hui encore, les participants constatent rapidement que Belfast est une ville divisée par un mur. D’un côté les catholiques luttant pour l’indépendance, de l’autre, les protestants commandant l’attachement à la couronne d’Angleterre.
Malgré les portails ouverts permettant le passage d’un quartier à l’autre, la tension demeure (processus…). Quand Kate et William se marient, drapeaux et portraits princiers sont aux balcons, tandis que de l’autre côté, la liesse « de ce beau mariage » ne supplantera pas le décor des drapeaux noirs en berne.

Acte 3 – et puis la vie !
Partout les pubs ! La musique, la Guinness et le whiskey. Pas de castes, pas de classes, tous les âges de 7 à… et plus que ça au moins. Le pub, c’est LA maison du peuple. On s’y retrouve, on y chante, on y danse, on y parle et on y trinque. On s’y fait beau comme pour le repas de famille, mais sans costume ou jupe plissée. Là tout est permis et on se permet ! Et pas que le dimanche, TOUS les jours ! Fidèles à la devise de Jim LARKIN, syndicaliste qui a sa statue en plein centre de Dublin : « Les grands ne sont grands que parce que nous sommes à genoux : levons-nous !»
Et puis voilà !
Permettre la rencontre pour en recevoir l’empreinte, c’est sans doute cela la différence entre un voyage organisé et un séjour proposé par notre comité d’entreprise, le FNAS.
Cathy Gracia
Quelques précisions à cette carte postale irlandaise
Fruit d’une synergie entre le comité d’entreprise de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) et le FNAS, près du tiers du 3e groupe était composé de salariés de l’INA.
Deux groupes sur trois ont été accueillis :
• dès le premier jour par un atelier de danse avec un véritable professeur
d’une association animée par Mary Verner.
Tous les participants ou presque des 1er et 2e groupes ont participé à cette
initiation avec joie et surprise ;
• en plein centre de Dublin au Teacher’s Club (la maison des syndicats des enseignants)
pour une rencontre avec des représentants irlandais de la Fédération du spectacle et du syndicat des artistes. C’est effectivement plus simple en Irlande : il n’y a qu’une confédération syndicale.
Cette rencontre était suivie d’un dîner un peu simple car ce lieu n’est pas un restaurant. Tout s’est bien passé pour le 2e groupe. Les participants du 3e groupe ont été un peu « bousculés » par cette soirée qui survenait après une journée de voyage ; puis juste le temps de poser les valises et hop ! dans le bus en direction du Teacher’s club où notre arrivée a coïncidé avec l’inauguration dans ce même lieu d’un festival « Syndicats et Culture ».

Ces rencontres avec les organisations professionnelles sont la marque des séjours proposés par le FNAS car la plupart du temps elles provoquent des échanges fructueux fondés sur la curiosité et qui font entre autres que les vacances ne sont pas synonymes de vacance comme l’écrivait plus haut Cathy Gracia.
Children of the dole - chanson de Tommy Sands - 1973
Enfants du chômage
Pictures of the children hanging on the classroom wall
Images d’enfants accrochées aux murs de l’école
Frankie Brown's in front of them the fairest of them all
Frankie Brown est le premier, le meilleur de tous
Working for the future with all his heart and soul
Il travaille pour son futur de tout son coeur
Who's the one to tell him he’ll be signing on the dole
Qui va lui dire qu’il sera au chômage

Refrain : But you can't run away, you can't run away
Vous ne pouvez échapper, vous ne pouvez échapper
You can't run away from the children of the dole
Vous ne pouvez échapper aux enfants du chômage

Pictures of depression in the mirror of the bar
Images de dépression sur les miroirs des bars
The dole cheque’s on the counter, boys, it didn't go to far
L’allocation chômage ne va pas bien loin
Another dream is ended, another job is gone
Encore un rêve de perdu, encore un emploi disparu
Another factory's closing the boss is moving on.
Encore une usine fermée, c’est le patron qui part
Pictures of the minister appearing on TV
Images du ministre à la télévision
Rehearsing all the reasons why this crisis has to be
Il répète toutes les raisons de la crise
The arm's race is expensive more than we cannot give
La course à l’armement coûte cher, on ne peut pas faire plus
There's money for the killing but there's nothing left to live.
Il y a de l’argent pour tuer, il n’en reste plus pour vivre
Pictures of the soldier on the memory card
Images d’un soldat sur un faire-part de mort
He didn't want to fight but he didn't have a job
Il ne voulait pas se battre mais il n’avait pas de travail
Fighting for the motherland, duty must be done
Se battre pour la patrie, il faut faire son devoir
The boy who threw the petrol bomb looked just like his son.
Le garçon qui a lancé le cocktail molotov ressemblait à son fils
Pictures of the children hanging on the barracks wall
Images d’enfants accrochées au commissariat
Frankie Brown's in front of them the terror of them all
Frankie Brown est le premier, la terreur de tous
Standing on the corner nothing much to do
Debout dans un coin, il n’a rien à faire
It's the first time he's been wanted and he's staring straight at you.
C’est la première fois qu’on le recherche, et il vous regarde droit dans les yeux.

Cartes postales de Tunisie

Karama

Lorsqu’à l’automne dernier, le conseil de gestion organisait l’accompagnement des voyages de printemps, n’étant pas disponible pour accompagner le voyage en Irlande, il fut décidé que j’accompagnerai celui de Tunisie.

J’avoue qu’à ce moment-là, les clichés touristiques pesant, mon intérêt pour ce pays s’avérait modéré. Puis vint janvier, où les émanations de jasmin se répandirent sur l’année nouvelle, et c’est pleine d’envie et de curiosité envers ce peuple tunisien luttant pour conquérir sa dignité et sa liberté, que mon impatience rongea son frein, devant attendre avril pour rencontrer cette démocratie en marche. Tant d’étonnements, tant d’impressions, je ne sais comment dire… alors c’est tout en vrac.

De la Tunisie, on ne « connait » généralement que les plages, fort belles certes ; image fort réductrice, qui prend bien trop le pas sur la richesse historique, culturelle et géographique de ce pays… A travers l’histoire, ce millefeuille de civilisations a façonné l’âme et l’esprit des Tunisiens, et en a fait un peuple ouvert et plus éclairé qu’il n’y pourrait paraître. Bourguiba lors de son avènement, (je cite de mémoire ce cher Salem, notre guide), a dit « pour qu’un peuple conquière sa liberté, il doit être éduqué », bien dit, voire pressenti ! L’Education a fait son œuvre… et aujourd’hui, le besoin de liberté et son parfum de jasmin imprègne et irrigue l’histoire en marche.

Salem, parlant de son pays tel un amoureux de sa belle, poursuivra l’histoire. Carthage n’eut de cesse d’être convoitée, assaillie, guerroyée… Un général romain ordonna d’y jeter du sel pour en stériliser la terre. Un autre voyant que, malgré le sel, les figuiers repoussaient, se rendit jusqu’à Rome figue en main pour témoin, pour dénoncer la menace persistante de Carthage… Et puis il y eu Hannibal, et puis…

D’ Hammamet à Kairouan, en traversant les steppes où se repaissent les moutons saloniques, de Monastir à Sousse, à Sidi Bousaid… Salem, en conteur moderne témoin de son histoire, nous livre la grande histoire par celle des petites gens, et nous amène à la compréhension de celle qui se construit aujourd’hui.

Les visites de souks, nous ont fait sentir les difficultés économiques dues à la désertion du tourisme. Notre joyeux petit groupe, très familial (13 enfants sur 27 participants - saluons au passage l’organisation de ce type de séjour, pour faciliter la vie des parents), peut attester de la quiétude de notre séjour, quelles que soient les excursions et les destinations choisies. Le moment où se bâtit une démocratie est fragile, certains pourraient profiter d’une situation économique difficile pour en troubler la mise en œuvre. Choisir la Tunisie comme destination saurait être la modeste solidarité que nous pouvons apporter aux Tunisiens.

Un grand merci aux Tunisiens pour leur gentillesse, leur sourire malgré les difficultés à bâtir leur démocratie, leur hospitalité que, hélas, nous ne pouvons leur rendre faute d’un gouvernement digne de notre terre d’asile, la France, dont il refuse l’héritage auquel nous tenons tant.

Avec tout notre soutien et notre espoir pour votre liberté, bonne route et à bientôt.

Eva Loyer

Tunisie
Il était une fois…

Élisha (plus connue sous le nom de Didon), fille du roi de Tyr, voit sa succession entravée par son frère Pygmalion, qui assassinera son mari et imposera sa tyrannie.

Sans doute pour éviter une guerre civile, Élisha quitte Tyr accompagnée
d’une suite nombreuse.
Arrivée sur les côtes d’Afrique du nord, elle cherche un endroit où fonder une nouvelle capitale pour le peuple phénicien.

Elle négocie pacifiquement avec le seigneur local qui lui propose une terre dont la dimension serait « autant qu’il en pourrait tenir dans la peau d’un boeuf ». Ingénieuse, Élisha choisit alors une péninsule qui s’avance dans la mer et fait découper une peau de boeuf en lanières extrêmement fines qui mises bout à bout, en délimitent l’emplacement.

Ainsi naquit Carthage…
... Il y a tous ces instants partagés.

Le sourire de la directrice de la librairie Al Kitab avenue Bourguiba, qui dès le 15 janvier, installe dans sa devanture les livres interdits. Cette famille d’Hammamet qui découvre, incrédule, le luxe des villas construites par les membres du clan Trabelsi.

Ce vieux tunisois qui dans un kiosque à journaux ne peut s’empêcher de pleurer tant il est heureux de pouvoir enfin acheter Le Canard enchaîné interdit dans le pays depuis des décennies (NDL : son cousin tunisien L’Audace parait aujourd’hui dans les kiosques).

Ou encore ce professeur de lycée qui prépare le rapide discours qu’il compte prononcer à la reprise des cours, après plusieurs semaines d’interruption.
«A mes élèves, dit l’enseignant, je leur dirai pardon et merci. Pardon de ne pas vous avoir pris au sérieux, pardon d’avoir pensé que les jeunes Tunisiens étaient indifférents. Et merci d’avoir su mener cette Révolution qui nous profite à tous ».
Le vieux professeur est ému à en pleurer. Des sourires, des larmes, des paroles libérées…
Tunisie
Tunisie

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Cuba

Cartes postales de Cuba

Vidéo de Michel Pezaud sur le séjour à Cuba en 2009

Se réveiller à Cuba

Se réveiller à Cuba avec les pieds dans les Caraïbes.

Se réveiller à Cuba et prendre le petit déjeuner sur une belle terrasse au cinquième étage avec vue sur La Habana.
Entendre le « chan chan » à tous les coins de rue.
Marcher dans le Jardin Botanique et s’imprégner de la chaleur des feuilles des arbres.
Respirer Cuba avec la peau. Transpirer.
Voir un colibri te donner la bienvenue.
Voir la plante du café et la plante du tabac. La fabrication du rhum.
Goûter au mojito une fois et une autre encore…
Se retrouver avec une pina colada à la grenadine …
Entendre dire que « c’est la même chose une mamie russe qu’un papyrus »
Et découvrir « les débrouilles » : Une fleur faite avec une serviette en papier par le jeune artiste qui te sert le déjeuner ;
des sculptures faites avec les serviettes par la femme de chambre …
et la plus surprenante, la première, à l’arrivée, à l’aéroport même : une dame tient dans sa main des morceaux de papier toilette bien pliés à coté d’une corbeille pour les pourboires.
Elle sourit. À Cuba, tout le monde sourit.
Les choses y sont différentes, tranquilles.
Nous, hommes et femmes liés au théâtre, avons pu échanger sur nos goûts, nos joies, nos préoccupations et nos inquiétudes théâtrales : le contenu, le contenant et le régime d’intermittence !
Nous trimbalons tout ça où que nous allions, même à Cuba ! Se réveiller à Cuba avec deux mots en bouche : « Quelle chance ! »
Et nous sommes rentrés avec la certitude qu’il faudra y retourner.
Màxim a dit à Marie « C’est curieux, au départ personne ne se connaissait et à la fin nous sommes tous amis » Merci à tous et chacun.
Nous avons fait de ce voyage en groupe un voyage en famille !
Guillem a dit « Je remercie le Père Noel de nous avoir invité au voyage à Cuba ! » ; avec Sabine ils sont au moins deux à y croire !
Nous disons merci au FNAS, nous n’aurions jamais eu la possibilité de vivre cette aventure tous les 4 avec 38 compagnons ! À la prochaine !

Famille Gibert-Vilas

Une terrasse dominant la ville de Cienfuegos avec vue sur la mer, du soleil, sans oublier les cocktails (des mojïtos évidemment), et un orchestre typiquement cubain. Des percus, des solos de trompette et de guitare à perdre haleine,
Cuba dans toute sa splendeur …

Fabienne et Laurent Dormes

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